Présentation de l'association

Bienvenue sur le site de l'association "Mémorial de la Déportation Homosexuelle"
Notre association milite en faveur de la reconnaissance par l'Etat français de la déportation de personnes pour motif d'homosexualité à partir du territoire français durant la Seconde Guerre Mondiale.
L'association a publié une brochure biographique en mémoire de Magnus Hirschfeld, dont l'action militante pionnière au début du siècle fut la base de tout le mouvement homosexuel du XXème siècle. A la suite du décès de Jean Le Bitoux, président fondateur du MDH, nous avons publié un livre-témoignage des acteurs LGBT français allant des années 70 à aujourd'hui.

25/01 - article de Télérama sur les déportés pour motif d'homosexualité

A retrouver cet article publié le 23 janvier 2020  : “Les homosexuels furent parmi les premiers à être envoyés dans des camps de concentration”

Le sort des homosexuels pendant la Seconde Guerre mondiale est demeuré longtemps méconnu. Alors qu’on célèbre les 75 ans ans de la libération d’Auschwitz, l’historienne Christine Bard revient sur cette page de l’Histoire, tue par les victimes elles-mêmes et négligée par les chercheurs.

Alors qu’est célébré le 75e anniversaire de la découverte des camps de concentration, une histoire, longtemps négligée, est de plus en plus étudiée : celle des homosexuels, réprimés par les nazis et leurs alliés. Une journée consacrée au sujet aura lieu en mars à l’Université d’Angers, organisée par Christine Bard, qui y est professeure d’histoire contemporaine (UMR Temos). Elle revient sur ce passé trop méconnu, et sur l’élaboration de sa mémoire.



23/01 - des événements au sujet des femmes sur une quinzaine


Plein de beaux projets pour débuter 2020, grâce à nos amies de Queer code dont ont avait déjà parlé auparavant : des expos en Suisse, un atelier à Paris et une journée d'action très chargée à Grenoble, le programme est riche !

  • Jeudi 23 janvier , notre amie Sophie de notre collectif Notre Histoire compte sera à Lestime à Genève pour présenter " Quand l'histoire LGBTQI genevoise d'affiche " dans le cadre de la campagne 2019 de la Ville de Genève « Mémoires LGBTIQ+ » et des Jeudi midi de l’affiche de la Bibliothèque de Genève.
    Des affiches des années 70 à nos jours, l'histoire des luttes LGBTQI s'est écrit sur les murs. Sophie présentera une sélection d'affiches conservées à la bibliothèque de Genève et dans différentes associations.
  • Dimanche 26 janvier, le collectif sera à la bibliothèque du Centre LGBTQI+ IdF de Paris avec le Collectif des archives LGBTQI pour un atelier sur les QR et autres Flash code pour accompagner le lancement de leur chaine de podcast avec la création d'un fanzine et de qr qui renvoient à leurs archives sonores.
  • Samedi 1er février, l'équipe de Queer Code organise à Grenoble : visite guidée et atelier ludique au Musée de la Résistance et de la déportation autour de leur exposition "Femmes dans les années 40" et une projection de film au Magasin des horizons.
    ci-dessous le programme complet


Et si on partageait l'histoire des résistantes qui ont aimé des femmes ?
Samedi 1er février 2020



    A l'occasion de la programmation de l'exposition "Femmes des années 40 " présentée au Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère, Queer code, qui a pour démarche d'écrire collectivement l'histoire des femmes, cisgenres et transgenres, ayant aimé des femmes durant la Seconde Guerre Mondiale, s'associe à Grenoble Fiertés pour proposer le samedi 1er février 2020 plusieurs rendez-vous lors d’une journée dédiée à ce pan trop souvent invisibilisé de notre Histoire.

    Avec le concours de l'équipe du Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère, nous partagerons une journée riche de découvertes et d’échanges. Nous vous invitons à explorer ces parcours de résistance et leurs traces, mais aussi les mécanismes d'invisibilisation de ces récits qui sont toujours à l'œuvre aujourd'hui, afin de les déconstruire collectivement.

Une journée inspirante pour nourrir nos résistances d'aujourd'hui !

Programme de la journée :
  • 10h30-12H : Visite guidée gratuite de l'exposition "Femmes des années 40" par Justine Decool, chargée de l’action culturelle au Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère. Une occasion d'échanger sur la conception de cette exposition et sur d'autres exemples européens d'exposition visibilisant des parcours de femmes lesbiennes et de celles ayant aimé des femmes lors de cette période.
    Au Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère, Maison des Droits de l'Homme, 14, rue Hébert, Grenoble.
    Sur inscription : contact@queercode.net

  • 12h-14h : Pause selon les envies plusieurs possibilités dont celle d'aller visiter gratuitement l'exposition "Rose Valland, en quête de l'art spolié" au Musée du Dauphinois.
  • 14h-16h : Atelier participatif "Menons l'enquête !" à partir de dispositifs ludiques, nous chercherons et partagerons les traces des femmes qui ont aimé des femmes durant la Seconde Guerre Mondiale. 
    Au Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère, 14, rue Hébert, Grenoble.

  • 17h30-19h : Projection du documentaire Où sont nos amoureuses ? de R.Hunzinger 
    gratuit.
    Ce film construit à partir de documents et d’archives, situé dans les années 1930 et 1940, raconte la quête de Robin Hunzinger, aujourd’hui, pour rassembler les traces des parcours et des amours d’Emma Pitoizet, sa grand-mère et de Thérèse Pierre.
    Magasin des horizons, Site Bouchayer-Viallet 8 esplanade Andry-Farcy, Grenoble.

Pour aller plus loin, vous pouvez visiter :
Pour plus de renseignements et s’inscrire à la visite :
Contact : contact@queercode.net
Tel : 06 10 48 02 29


18/11 - livre Antisémitisme et homophobie de Chantal Meyer-Plantureux

Antisémitisme et homophobie.
Clichés en scène et à l'écran,
XIXe - XXe Siècles

de Chantal Meyer-Plantureux
CNRS Editions
Paru le 14 février 2019


Dans la France de la seconde moitié du XIXe siècle, le Juif et l'homosexuel sont les figures réprouvées d'une époque marquée par une crise de l'identité masculine. La défaite contre la Prusse a été vécue comme un drame national, une preuve de l'affaiblissement de la France et de la dégénérescence de la " race ". Les coupables sont vite désignés : l'  " invasion juive " et la dépravation des mœurs.

Très rapidement et de manière massive, le théâtre puis le cinéma se font l'écho de cet antisémitisme et de cette homophobie. Ils mettent en scène des Juifs et des homosexuels présentés sous des dehors à la fois grotesques et répulsifs, en un jeu de correspondances qui éclaire puissamment les hantises liées à la sexualité, à la peur du mélange et au rejet de l'altérité.

De Renoir à Pagnol, de Sarah Bernhard à Sacha Guitry, des Goncourt à Gide, cette traversée du monde du spectacle est une véritable plongée au cœur de la société française de la fin du XIXe à la Seconde Guerre mondiale, qui fait de l'homme blanc, bourgeois, catholique et hétérosexuel, le pilier de la nation.

Le livre est disponible à la vente dans toutes les librairies, par exemple à la fnac.

12/11 - Bientôt une plaque à Paris pour honorer la mémoire de Jean Le Bitoux

Le 4 novembre, le Conseil de Paris du 11e a adopté un vœu, suivi le 12 novembre par le Conseil de Paris, pour honorer au 45 rue Sedaine la présence des bureaux historiques du journal Gai Pied, fondé par Jean Le Bitoux.


Depuis le Twitter de Patrick Bloche , adjoint à la mairie de Paris :


4 novembre : Le Conseil du 11ème arrondissement, à l'initiative de @FVauglin et  des groupes de la majorité, a adopté un voeu pour honorer la mémoire de Jean LE BITOUX (1948-2010), rue Sedaine où se trouvait le siège de #GaiPied qu'il avait co-fondé. Triste abstention des élus de droite...